Je serai un peu plus prolixe que l'ami Taranis
Tout d'abord, toute ma gratitude à toi, Zina, pour avoir osé être le premier auteur (ou faut-il dire la première auteure) à sauter le pas.
Sur la forme : n'hésite pas à éditer ton message pour placer de judicieux retours à la ligne, ça donne un rythme.
Abominable, ton premier conte, La Cheminée, l'est assurément, c'est un de ces faits-divers
qui font tragiquement basculer la vie d'une famille.
La cerise sur le gâteau, c'est que ça se passe à Noël
Si j'ai bien suivi, c'est le narrateur qui se trouve sur le tabouret, qui en tombe et
qui est empalé ... Comme il raconte, c'est que le drame ne lui fut pas fatal.
Tu aurais pu exécuter le père, carrément, ou mieux dans l'abomination : l'aîné des
enfants - ou alors pas forcément l'aîné mais ç'aurait été le seul mâle de la progéniture, l'avenir du nom tout ça, nickel
Mais c'est déjà bien horrible. Et bravo pour la mise en situation, on voit bien la scène.
Les anciens rites ...
Là, d'abord, l'ambiance et l'atmosphère y sont, et le fatum et tout le petit nécessaire
pour créer un climat. Le paragraphe concernant la naissance de Jon paraît un peu inutile dans le contexte ou alors il faut en faire
un élément plus important et qui a sa raison d'être.
En raccourci : il bosse, il se met en retard, sa mère va être fâchée, il prend des risques, il se tue, sa mère pleure, c'était inévitable.
C'est quoi, le rite ? Sacrifier un enfant ? Les parents savaient que Jon serait en retard, ils l'ont poussé à l'imprudence ?
Et là c'est chouette parce que ce n'est pas vraiment le leur ?
L'intention de l'auteur n'est pas assez claire, c'est très bien de donner à penser mais les pistes doivent être mieux balisées.
Ce texte pourrait s'inscrire sans difficulté dans une série et il mérite vraiment d'être peaufiné.
Il y a plein de choses à ciseler.
Par exemple
En renversant la tête, il pouvait voir la lune percer hors des nuages.
On a compris qu'il a l'arrière du crâne éclaté. Et s'il renverse la tête, il meurt ou il perd connaissance, au choix du lecteur.
J'aurais fait :
Il renversa la tête et la dernière chose qu'il vit fut comme un trait de lune perçant les nuages.
C'est un très bon texte - il faut le garder et le polir dans tous les sens.