naiftong et tongues de plage

Les clans, les questions existentielles ... Les témoignages, c'est ici.

naiftong et tongues de plage

Messagepar Taranis » Sam 25 Sep 2004 14:27

"Laisser venir à moi les petits enfants" ...... et pourquoi à votre avis ? mmmm ?
Avatar de l’utilisateur
Taranis
Voyageur du mois
Voyageur du mois
 
Messages: 2390
Inscrit le: Mer 15 Sep 2004 11:19

Messagepar Invité » Sam 09 Oct 2004 12:53

Pourquoi quand je me promene nu pied en VR ca choque les gens? ou meme quand je suis torse nu? Ca doit faire pauvre, tiers monde, etc. et les pauvres on en veux pas dans la VR.

La VR pour beaucoup de gens est surement un endroit de rêve, et le rêve des gens c'est un monde sans pauvres. Moi j'ai choisi d'etre pauvre en VR comme en RL, c'est pas demain qu'on respectera mon choix j'en suis bien conscient.

Il faudrait que les gens qui s'attaquent a l'illétrisme (péché absolu) à l'exclusion et la pauvreté arrètent une bonne fois pour toute et passent de l'autre côté, l'organisation de la pauvreté et non plus la lutte contre la pauvreté.
Un émminent spécialiste a conclu au bout de 20 ans de traveaux (un mec hyper baleze tres reconnu, trés respecté, je sais plus le nom) "la lutte contre la pauvreté entraine la misère". C'en est presque une loi mathématique, c'est tellement simple et limpide, ca ouvre d'énormes possibilités.

Quand je vois comment ma situation s'est dégradée ces dernieres années, c'est révoltant, oui je suis pauvre et alors, c'est pas une maladie, et bien si dans ce pays.
Jour aprés jour, je m'enfonce dans la misère, et mon seul tord est d'être pauvre. La misère j'en dirait rien.

Pour moi un pays civilisé se devrait de mettre ses pauvres à la place d'honneur, ansi que ses vieux, ses jeunes travailleurs, ses handicapés, ses artistes ... la liste est longue. Ca pourait même etre l'indice principal de civilisation, ben la France est mal barrée au vu de cet indice.

niiiaaargh
Invité
 

Messagepar Invité » Sam 09 Oct 2004 12:58

On veut pas des pauvres en 3D, mais les perverts de toutes categories sont les bienvenue : libidineux, intrigants, expensionistes, sectaires, pornocrates etc. vous inquiétez pas, c'est pas ma petite prose qui va ne serait-ce que troublé votre weekend.
niiiaaargh
Invité
 

Messagepar Invité » Sam 09 Oct 2004 13:52

mdrrrr
c quoi un pauvre en3d ? un type qui n'a pas trouvé les chaussures dans Avatar Studio ?
En tout cas il a un toit, à manger et un ordinateur connecté à internet
(c'est pas gratuit vous etes au courant ?)
j'ai un peu une autre notion de la pauvreté et de la misère ..
lesquelles méritent effectivement non pas d'être portées en modèle (demandez leur ils ne demandent qu'à en sortir) mais à ëtre prises en considération et si possible éradiquées (utopie quand tu nous tiens ..).
Nous sommes ici tous des privilégies considérant la vraie misère ce serait bien d'en être conscients !
Nous sommes tous sensés être suffisament éduqués pour avoir un boulot utile à la société (meme ceux qui s'expriment en sms sur les chats) où nous vivons même si ce n'est pas celui dont nous avons revé à 15 ans. La majorité de nous vivent comme ca il y a de la honte à ca ?
alors respect pour ceux qui n'ont pas eu notre chance ceux qui n'ont pas choisi, juste nés au mauvais endroit au mauvais moment, et songeons plutot à tirer le meilleur parti de ce qui nous a été donné.

Je réponds en anonyme à l'anonyme certains me reconnaitrons
Invité
 


Pauvreté

Messagepar Fandebb » Sam 09 Oct 2004 16:50

Invité se trompe : pas nyaaargh, l'autre.
Sa belle satisfaction de rêve d'ado à peu près réalisé risque de s'estomper rapidement et de ne jamais se réaliser pour les générations qui montent.

Après nous les mouches, je n'aime pas.

Mais ce n'est pas pour ça que j'interviens, seulement pour ceci que je supporte mal qu'on parle avec tant de légéreté de la pauvreté.

Parler de la pauvreté et la vivre sont des choses très différentes. En conséquence et par égard pour nyaaargh je parlerai avec humilité d'un état que je ne connais que pour en avoir observé les effets chez d'autres que moi.

J'admets difficilement la logique de invité numéro deux, logique selon laquelle les pauvres d'ici n'auraient pas à se plaindre, ils seraient des nantis comparés aux pauvres des pays catalogués comme pauvres.

Parce que la pauvreté, c'est relatif à l'endroit et au moment.

Exilons donc nos pauvres en Zambie, par exemple : là-bas, avec les allocations qu'ils perçoivent ici et qu'ils continueraient à percevoir, ils seront les rois.

Dans le passé, on a ainsi ouvert des continents entiers à nos pauvres.
Oui, les émigrants vers l'Amérique du Nord et vers l'Australie étaient à 99% des pauvres.

Mais il n'y a plus de territoires à coloniser, nulle part où envoyer les défavorisés du système.

Ou bien on les envoyait faire la guerre, la guerre qui permet de purger le système de sa jeunesse surnuméraire et trublione, et qui détruit, ce qui ouvre des marchés de construction, la guerre que c'est si bon quand ça s'arrête qu'on dit merci à ceux qui l'ont provoquée.

Certains reçoivent un Nobel de la Paix pour ça : avoir consenti à mettre fin à la guerre qu'ils avaient provoquée.

Mais la guerre, pour les pays civilisés, c'est fini.

Clairement : la pauvreté nécessite de nouvelles solutions.

Alors les pauvres peuvent mourir ?
Mais très peu de pauvres meurent en France, et je ne parle que de pauvreté matérielle, pas de celle qui naît du désintérêt des autres et qui a tué, durant
l'été 2003, 15.000 pauvres vieux dont la plupart ne manquaient matériellement de rien.

Le peuple a été invité à payer ce péché de désintérêt en sacrifiant un jour de congé : responsabilité collective et catharsis.

Clairement : la pauvreté n'est pas seulement une question d'argent.

J'abonde dans le sens de nyaaaargh : lutter contre la pauvreté éngendre la pauvreté.
C'est paradoxal seulement en apparence.

D'une part, le système a besoin d'une masse qui serve de repoussoir à toute volonté de changement :
- on bascule tellement vite de l'état de cadre bmwé à celui de SDF (cent bouquins-témoins)
- soyez content de votre sort (discours implicite de invité numéro 2) si vous avez un boulot, soyez sages ou gare à vous, vous perdrez tout et vous en mourrez plus vite.
Ce n'est plus Travaillez bien, vous serez récompensé, c'est Travaillez, vous vous en sortirez peut-être.

Clairement : la menace du bâton a remplacé la carotte.

D'autre part, la gestion de la pauvreté procure de l'emploi à quantité de fonctionnaires et de para-fonctionnaires, ceux qui bossent dans les assocs avec des subsides (plus de 100.000 en France).
Plus d'argent passe dans la gestion de la pauvreté que dans les allocations et les secours. Pareil pour les moins-valides.

Clairement : la pauvreté est un marché.

Enfin, la prise en charge par les citoyens eux-mêmes de l'assistance aux défavorisés permet au système de se débarasser de ses responsabilités, assure un audimat fidèle aux manifestations du coeur et enlise les plus démunis dans une situation d'assistés pour toujours (on dit chroniques).

Que s'arrête le caritatif citoyen, un an à peine, et cela ferait tant de dégâts (tellement de morts) que le système serait forcé d'intervenir sous peine de graves troubles sociaux.

Clairement : la lutte caritative contre la pauvreté entretient et engendre la pauvreté.

L'ère industrielle a connu plusieurs périodes de récession. A chaque fois, la croissance a repris.
La croissance d'après-guerre a cessé en 1973 et n'a
jamais repris sinon par des artifices mais les démunis n'ont pas bénéficié de ces soubresauts positifs, quelle que soit la polarité du pouvoir les nantis se sont enrichis tandis que les pauvres se ruinaient.
Même si la croissance devait reprendre, rien ne permet d'espérer qu'il y aura cette fois partage.

Clairement : les pauvres sont voués à la pauvreté.

Ceci, qui n'est pas clair pour ceux qui ont été élevés dans la croyance que l'argent est le résultat du labeur, est très bien compris par les jeunes générations des milieux les plus défavorisés : ils combinent, trafiquent et volent.
Comme leurs modèles.
Mais sans l'aval du système qui pourtant y trouve
son compte en multipliant les moyens de contrôle de la population.

Clairement : certains pauvres se révoltent contre le système, ils sont considérés comme une nuisance par les pauvres et les presque pauvres.

L'argent n'a pas d'odeur, dit l'adage.
Peu importe sa provenance.
La France d'en bas est pareille au bas de l'échelle de partout ailleurs :
elle admire le nanti, lui voue de l'affection et tente de le toucher.

Un nanti ne saurait être autre chose qu'un être de Bien, n'est-il pas écrit que le Bien est récompensé ?

Clairement : cette croyance n'est pas prête de périr.

Pour les gentils, le système a trouvé la parade. L'organisation qui se met actuellement en place
dans le monde industrialisé tend à transformer chaque travailleur en intérimaire indépendant.

Là où naguère encore il s'agissait de répartir les richesses, il s'agit à présent de distribuer la pauvreté.
Pauvreté relative s'entend.

Clairement : à part ceux qui sont nantis, nous connaîtrons tous une ou plusieurs
périodes de pauvreté au cours de notre vie.

Je n'ai pas de solution idéologique, je peux juste recommander à chacun de s'intéresser aux défavorisés avec le respect dû à tout être humain plutôt que les considérer comme coupables : demain, ce sera vous.

Non, invité numéro deux, pas "peut-être" mais à coup sûr.

Dans dix ans, quand la Chine aura monopolisé la totalité des ressources énergétiques de la planète et que l'entrée dans l'UE d'Etats affreusement pauvres aura donné tout son sens à l'expression niveller par le bas, peut-être qu'il sera temps de parler moins de politique et bien plus de pratique quotidienne de respect, d'amour et de solidarité.

De social vrai, oui, pas de charité, pas de pitié, pas de compassion.

Ceci étant un propos politique et cette matière n'étant ni mon domaine de prédilection ni ma raison de vivre, vous me pardonnerez si je ne signe pas.
Fandebb
 

Messagepar Invité » Sam 09 Oct 2004 16:55

mais à ëtre prises en considération et si possible éradiquées
Viens voir essayer de m'eradiquer, cest justement ce contre je veux me battre, JE VEUX PAS ETRE ERADIQUE.
Et puis tu sais même pas faire le distingo entre la pauvreté et la misère, ca a rien à voir, essaye les 2 tu verras.
Invité
 

>> Nyaaaargh et l'autre beauf', là

Messagepar roadeuse » Sam 09 Oct 2004 18:06

T'inquiètes, Nyaaaargh, tu risqies pas l'éradication tant que tu rapportes au Système.

Pi t'es un bon nouveau citoyen, question économie : tu claques tout ce que tu perçois et tu n'as pas droit au crédit, c'est pas comme les autres débiles dont il faut gérer la misérable épargne et les emprunts démesurés.

Eux s'imaginent encore que c'est de leur niveau, ça, l'épargne et l'emprunt, alors que les banques veulent juste se débarasser de ces tâcherons, elles jouent mondiâââl les banques :)

Toi, c'est net : on te file du blé et hop, illico c'est réinjecté dans le Système. Circuit plus court que ça, je connais pas. Tu n'ennuies personne, au contraire.

En fait tu es un pionnier, Nyaaaargh :)

Pour l'autre andouille : Nyaaaargh a la chance de disposer d'un PC et d'une connexion ?

Bin c'est pas une chance, ptet c'est un choix et que pour avoir ça il bouffe pas à sa faim, tu as pensé à ça ?

Ptet un jour ça t'arrivera, d'avoir à choisir. Pas entre fromage et dessert, spas ?

Mais ça veut pas dire que sa qualité de réflexion soit inférieure à la tienne, au contraire : le jeûne et l'ascèse, ça aiguise l'esprit.
Avatar de l’utilisateur
roadeuse
Administrateur
Administrateur
 
Messages: 1506
Inscrit le: Mer 08 Sep 2004 20:54
Localisation: Bin je rôde, c'est pas fixe

Messagepar Invité » Sam 09 Oct 2004 18:20

peut etre que ca m'est déjà arrivé d'avoir à choisir, on est pas la pour raconter sa vie
et peut etre que je n'ai pas fait aux vrais miséreux l'insulte de me comparer à eux pour autant
peut etre que tout ce que j'ai (et je suis pas Rotschild) je l'ai gagné personne ne m'a rien donné pour rien
Mais je n'ai pu le gagner que parceque j'ai quand meme la chance d'etre né ici et maintenant .. de n'etre pas en guerre et d'avoir été à l'école ..
Invité
 

Messagepar Invité » Sam 09 Oct 2004 19:14

Ahhh !! Ma bonne dame leur faudrait une bonne ch'tite guerre.

La pauvreté quoi t'est-ce ?
D'abord faudrait définir isn't it ?

Ya pauvreté matérielle, d'esprit, de moyen, d'efficacité..... ya aussi pauvreté dans la débine.
Ca la débine, on en parle pas souvent, ce phénomène qui fait qu'on signe pas, qu'on accepte pas de se mouiller, de reconnaître ses erreurs, cette peur de Perdre la Face.

Et que voit on dans tout rapport humain, pauvres ou riches luttent sans arrêt dans ce contexte mercantile de la parole, dans la pub, le commerce, les rapports sociaux, les luttes tribales : l'orgueil, la fierté.

Le riche qui perd la face en distribuant ses richesses, le pauvre qui refuse de se rebeller, camoufflent cet état de faiblesse dans une société qui ne reconnaît que les rapports de forces intellectuels puis physiques.

La pauvreté n'est jamais un état de fait, mais la plupart du temps une condition sinequanon de reconnaîssance, la fréquentation des associations d'entraide en comparaison du nombre d'indigents n'en est qu'une preuve.

Il est indéniable que de vouloir faire croire aux pauvres que leur état ne peut être que définitif relève d'une pure spéculation liée à une vision globale erronée ou fallacieuse.
Non seulement il n'est en rien impossible que le pauvre se sorte, par une volonté populaire, de sa condition, mais c'est par cette même volonté qu'il peut éradiquer une classe dominante qui elle ne survivrait, à coup sur, aucunement à une telle débacle sociale.

C'est le pauvre qui fait la richesse d'un peuple, le riche n'est qu'une outre à engranger, véritable culbuto social, fragilisé à chaque instant.

Or, quel est le moteur des nantis pour conforter leur siége bancal : la glorification médiatique de cette fierté, de cet orgueil, sans quoi aucun humain ne saurait être un homme ou une femme dans sa totale intégrité.
Ainsi, de détournement de vigilance en théléton magique, le pauvre oublie sa pauvreté et touche du doigt son illusoire richesse et omet la puissance qui est la sienne en ce qu'il n'a rien à perdre dans la lutte.

Faire croire qu'être pauvre reste un état irrémédiable, résulte du même raisonnement.

Pour plus amples informations : "Qu'est-ce que la propriété ?" P.J. Proudhon

Emile Red
Invité
 

avaler la pilule

Messagepar Taranis » Sam 09 Oct 2004 19:27

Mais très peu de pauvres meurent en France, et je ne parle que de pauvreté matérielle, pas de celle qui naît du désintérêt des autres et qui a tué, durant
l'été 2003, 15.000 pauvres vieux dont la plupart ne manquaient matériellement de rien.


A vouloir conserver trop longtemps, en dépit du bon sens et de la nature toute puissante, des vieux dans le formol....ben par grande chaleur, la dillatation fait péter les bocaux ...tous en même temps :)!!!
Même chose pour les fadas démiurges qui veulent rendre viable des trucs à moitié couvés ( j'exagère un peu exprès ).
La médecine aujourd'hui est un indice de la vanité de l'homme....Et en france on est bien ( ou au contraire pas bien du tout ) placé pour le savoir....Recordmen ( ennemies féministes au revoir ) mondial du gobage de psychotropes en tous genres.....Va falloir un jour se rendre compte combien notre esprit se déprécie au profit de notre "santé" corporelle... Il y a bien longtemps que les asiatiques savent cela...on ne peut soigner seulement l'esprit OU le corps ...Mais bien les deux à la fois et UNIQUEMENT !!
Là-bas, un bon médecin est un médecin sans patients....et non pas un médecin en Porsche....


Bref, trève de digressions, la véritable richesse n'est pas celle dont vous parlez tous plus haut...
Avatar de l’utilisateur
Taranis
Voyageur du mois
Voyageur du mois
 
Messages: 2390
Inscrit le: Mer 15 Sep 2004 11:19

fric

Messagepar Alain » Sam 09 Oct 2004 20:49

Alain
 

>> Taranis

Messagepar roadeuse » Dim 10 Oct 2004 7:34

Ho Taranis !

Les salades asiatiques, c'est mon rayon, c'est très bien que tu en découvres les vertus mais je vois que tu t'égares : les 15.000 morts de la canicule n'ont pas péri de mort naturelle mais bel et bien d'un refus collectif d'aide à personne en danger.

Et un bon médecin de médecine traditionnelle vhinoise n'est pas un médecin sans patients comme tu dis, c'est un médecin qui voit seulement des patients en bonne santé. Cette médecine préventive a fait son entrée en Occident - songes à la dentisterie, déjà.

Quant à soigner le corps ET l'esprit, c'est vrai que l'Occident en a importé l'idée il y a bien longtemps ( Mens sana ... ) sans en faire grand'chose.

Tu dis :
la véritable richesse n'est pas celle dont vous parlez tous plus haut

C'est ce que toutes les religions et mouvements de spiritualité tentent d'expliquer.
Zont un peu de mal à expliquer de quoi il s'agit, mais tu vas nous préciser ça :)

Elles prônent, pour atteindre à cette richesse-là, l'abandon des richesses matérielles.
C'est pernicieux, parce qu'il ne suffit pas d'être pauvre pour y atteindre - relis le Livre de Job.

Par exemple, tentes de voir la richesse dont tu parles chez les démunis d'Afrique.

Les opposer, ta richesse non définie (définis-la, pour voir) et la richesse matérielle, c'est faire croire aux démunis qu'ils sont plus près du bonheur (ou de Dieu, spas ?) que les nantis.
C'est un discours lénifiant et de compassion envers les démunis, dans la grande tradition catho.

Je dis pas que c'est mal, je dis que c'est faux.

En réalité, cette richesse-là et la richesse matérielle ne sont pas incompatibles : on peut cumuler :)
Avatar de l’utilisateur
roadeuse
Administrateur
Administrateur
 
Messages: 1506
Inscrit le: Mer 08 Sep 2004 20:54
Localisation: Bin je rôde, c'est pas fixe

>> Emile Proudhon

Messagepar roadeuse » Dim 10 Oct 2004 7:57

J'aime pas les dogmatiques, de quelque bord qu'ils soient.

Proudhon ne pouvait pas prévoir que par la grâce du confort facile (maison, auto, télé, vacances, jeux de masse, ...), la volonté populaire se diluerait en autant d'égoïsmes avides que d'individus.

Proudhon ne pouvait pas prévoir que les richesses matérielles deviendraient immatérielles. Tu as l'exemple argentin.

Tu ne saurais rien prendre.

Tout ce que tu peux proposer c'est le massacre et le pillage. Jubilatoire sans doute mais ensuite ? Tu es historien, tu le sais bien, ce qui se passe ensuite.

La dernière en date des manifestations de la volonté populaire en France, de sa révolte - combien de gens dans la rue ? des millions - a conforté Jacques Chirac au pouvoir, ou bien je me trompe ?

Sois gentil : expliques-nous ce que tu entends par volonté populaire.
Comment elle s'exprime, qui la collecte et qui la dit ?
Avatar de l’utilisateur
roadeuse
Administrateur
Administrateur
 
Messages: 1506
Inscrit le: Mer 08 Sep 2004 20:54
Localisation: Bin je rôde, c'est pas fixe

Messagepar Samo » Dim 10 Oct 2004 8:17

clairement, tout ça c'est du blablabla
L'un des mérites fondamentaux de la déconstruction derridienne consiste à avoir reconnu à quel point le discours, en tant que structure transphasique, articule la "volonté de puissance" (Nietzsche) ou la "volonté de volonté" (Heidegger). C'est un aspect de problématique discursive mis en lumière par Adorno, mais négligé par Habermas. En même temps, la critique du logocentrisme a confirmé et développé le théorème adornien selon lequel le texte littéraire ou autre n'est pas, comme l'avait imaginé Hegel, une totalité homogène ou une structure de signifiés définissable dans le cadre d'un structuralisme quelconque. En montrant comment le texte se soustrait à l'emprise de la pensée conceptuelle, les arguments critiques avancés par Derrida, de Man et Miller ont ébranlé certains préjugés de base du rationalisme et de la dialectique de la totalité. Malgré l'importance de ces éléments critiques qui ne devraient pas être passés sous silence, la déconstruction souffre d'un manque de réflexion dialogique et histoique. Derrida et ses amis croient discerner dans tous les textes des apories ou des mécanismes de dissémination et n'ont pas l'air de se rendre compte à quel point ils projettent des constructions de leurs métadiscours dans le texte analysé. Ils reproduisent ainsi certains désavantages du logocentrisme. Comme l'hégélien qui identifie le texte avec sa totalité, comme le structuralisme greimasien qui l'identifie avec son concept d'isotopie, un critique comme de Man l'identifie invariablement avec l'aporie qu'il a lui-même inventé. En affirmant que tous les textes sont aporétiques et qu'ils finissent par se déconstruire eux-mêmes, la critique déconstructrice tend à réduire la dimension historique et sociologique de ses analyses. Car la diversité des textes et de leurs contextes historiques rend tout à fait invraisemblable l'hypothèse selon laquelle tous les textes sont des structures aporétiques.
Pierre Zima



- t'as fait exprès ?
- oui
- c'est du second degré ?
- oui
Dernière édition par Samo le Dim 10 Oct 2004 8:27, édité 2 fois au total.
Avatar de l’utilisateur
Samo
 
Messages: 281
Inscrit le: Sam 11 Sep 2004 11:55

Suivant

Retour vers Société OutreMondes

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant actuellement ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité

cron